Cabinet d’avocats Sprockeels
Une journée ordinaire avec Pierre Marie SPROCKEELS

Une journée ordinaire avec Pierre Marie SPROCKEELS

septembre 28, 2026
111

06.00

Je m’éveille spontanément. Je me prépare un café, que je bois en écoutant les infos sur La Première. Je m’occupe de mon chien, puis passe en revue les idées qui me sont venues pendant la nuit. Après cela, je classe mes priorités de la journée¸ en fonction du plaisir ou du déplaisir qu’elles vont m’apporter, et je goupille mon agenda au mieux, pour avoir le temps nécessaire pour chaque activité. Je tiens compte du temps nécessaire à mes déplacements. Je lis les mails qui sont arrivés cette nuit..

08.00

Je pars pour le Palais de Justice. Mons ou Tournai, c’est quasiment la même durée de trajets. J’aime arriver bien à l’heure. Le métier est déjà assez stressant comme ça. Pas la peine de rajouter des problèmes liés au retard aux audiences..Un appel du rôle, c’est important.

10.00

Aujourd’hui je plaide devant une Chambre de la Cour d’Appel. On discute d’une pension alimentaire après divorce…Ca devient rare, mais ça existe encore. Dans ce dossier, j’ai pour adversaire une Consoeur que j’aime beaucoup mais qui ne me fera pas de cadeaux, et à qui je n’en ferai pas non plus.. Nos clients seront sans doute présents. Ils ne se salueront pas. Il n’est pas nécessaire pour la juge de connaître chaque détail de leur conflit, mais pour eux, ça représente des années de leur vie. Le magistrat n’est pas là pour les consoler ou les féliciter. La brièveté de l’audience entraîne des frustrations, parfois une escalade dans la colère. J’essaie d’éviter ce cercle vicieux en privilégiant la médiation ou le droit collaboratif. Pour ceux-ci, aujourd’hui, c’est trop tard, mais pour d’autres il est encore temps.

12.00

Après un long debriefing avec la cliente, je rentre au cabinet, passe rapidement chez moi manger un petit bout, puis je plonge dans mon courrier. Je réponds aux mails arrivés ce matin, je transmets les copies de jugements . En intercalant les rendez-vous avec des clients.

17.00

C’est le moment où on doit préparer sa journée du lendemain, prendre des arrangements avec les Confrères et Consoeurs, à propos du moment de nos retrouvailles à la barre, pour plaider. Ou pour s’accorder sur une remise, ou le principe de négociations..

18.00

Pour les gens qui travaillent, c’est le moment idéal pour venir voir l’avocat. Mes réunions durant entre 1 h et 1 h et demie, je ne peux en prendre trop sur le même jour. D’autant que j’ai à caser aussi mes réunions de médiation, qui durent au moins 90 minutes, et sont très énergivores. Je prends le temps d’acter les accords, même partiels, pour montrer aux parties que, malgré leurs désaccords de fond, la haine qui les anime parfois, il leur est encore possible de surmonter l’agressivité, les luttes d’égos, et de rechercher le bien commun. Le leur et celui des enfants.

19.30

C’est le moment des dernières urgences. Au téléphone, on sent tout de suite où sont les vraies urgences. On ne peut pas s’y dérober. Chaque personne qui entre chez moi écrasée de douleur et de peur doit ressortir de mon cabinet droite, en se sentant plus forte, et soutenue. Sinon, à quoi je sers ? J’ai pu prendre ce rendez-vous parce que ce soir je n’avais pas de vernissage, de conférence ou d’AG tardive…

20.00

Il est temps de passer chez moi…Ma femme a nourri le chien. Il ne me reste plus qu’à cuisiner notre repas, avec des ingrédients de saison, du jardin chaque fois que possible –ou du jardin de mes amis-, et je consacre du temps au choix du vin adéquat.

De loin j’écoute le 28’ d’Arte, qui met la dernière touche à mes informations de la journée.

Je choisis le bouquin qui va m’accompagner ce soir et cette nuit si le sommeil ne vient pas..

Dernières publications

Cart (0 items)